Veuillez patienter pendant que nous traitons votre requête
Veuillez patienter...

Deborah Hay

Solo (performance)

Deborah Hay, Solo (video)
Deborah Hay, Solo (video)
Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo
Performance (a) présentée dans le cadre de 9 Evenings: Theatre and Engineering, The 69th Regiment Armory, New York, N.Y., États-Unis, 13-23 octobre 1966.

Conception technologique :
Larry Heilos

Interprètes :
Lucinda Childs; William Davis; Suzanne de Maria; Lette Eisenhauer; Walter Gelb; Alex Hay; Deborah Hay; Margaret Hecht; Ed Iverson; Julie Judd; Olga Klüver; Vernon Lobb; Steve Paxton; Joe Schlichter; Carol Summers

Pilotage des plates-formes téléguidées :
James Tenney (guide); Franny Breer; Jim Hardy; Michael Kirby; Larry Leitch; Fujiko Nakaya; Robert Rauschenberg; Robert Schuler; Marjorie Strider

Régie :
Larry Helios; Witt Wittnebert

Conception des éclairages : Jennifer Tipton, Beverly Emmons (assistante)

Dans Solo, Deborah Hay confère une temporalité et une présence visuelle égale à tous les éléments de la performance (danseurs, accessoires, éclairage, trame sonore). Pour ce faire, elle compose sa partition en juxtaposant des séquences chorégraphiques simples, dont le corps en marche représente un motif de base. Chaque interprète occupe successivement une position passive et active : certains déambulent à pied ou sont transportés sur des plates-formes téléguidées. Celles-ci peuvent également se présenter comme des objets indépendants, dotés de motricité au même titre que les corps. Une série de consignes données aux interprètes (danseurs et pilotes des plates-formes) permet de déterminer dans quelles circonstances et sous quelle forme sera exécutée une séquence chorégraphique. (1)

Deborah Hay décide de distribuer proportionnellement la somme de danseurs et de pilotes des plates-formes (vingt-quatre interprètes au total : seize danseurs et huit pilotes de plates-formes). Des sources d’éclairage sont ajoutées au nombre standard de projecteurs dans l’Armory pour produire ainsi un champ lumineux extrêmement intense. Six pellicules de mylar servent de cloison transparente entre l’espace des spectateurs et celui du plateau.

Premier moment : Les conducteurs des plates-formes font leur apparition depuis la coulisse et prennent place sur des strapontins installés à la gauche du plateau (près de ceux-ci se trouvent également les antennes émettant des ondes radio vers les plates-formes) (b). Les projecteurs éclairent à pleine capacité. James Tenney donne le signal de départ (c). Jouant la fonction de médiateur (à la manière d’un chef d’orchestre) entre les divers intervenants, il dispose d’un point de vue global tout au long de la performance. Chaque plate-forme porte un chiffre, bien en évidence, pour permettre aux pilotes d’en suivre la trajectoire (d). Mise au noir du plateau. Un trio de danseurs fait son entrée. L’un d’eux se déplace sur une plate-forme. Dans certaines captations, ce dernier est filmé seul et déambule d’abord près de l’aire des pilotes (e). Il est joint plus tard par ses partenaires. Les danseurs règlent leurs pas sur la vitesse (plutôt lente) des plates-formes. L’un d’eux détermine la trajectoire des autres, générant ainsi une formation triangulaire équilatérale. Après avoir circonscrit l’ensemble du plateau, le trio s’immobilise pendant quelques secondes.

Second moment : Au bout d’approximativement 4 minutes, David Tudor diffuse la musique de Toshi Ichianagi grâce au système de haut-parleurs de l’Armory. Le trio peut alors rester en place ou se défaire (les trois danseurs se déplaceront ensuite selon leurs trajectoires propres). Mise au noir. Deux danseurs (Olga Klüver et Deborah Hay) entrent en scène et exécutent une série d’exercices avec les bras et les jambes sans chercher à synchroniser leurs mouvements (f), (g). Cette séquence chorégraphique dure approximativement sept minutes.

Simultanément : Trois autres danseurs entrent en scène. Au bout de la huitième minute, une mise au noir est suivie par la dispersion et l’immobilisation des 16 danseurs (h). Mise au noir. Après quoi certains danseurs demeurent immobiles tandis que d’autres poursuivent les séquences chorégraphiques déjà amorcées avant cet hiatus.

Troisième moment : Lorsque la série d’exercices est complétée par Klüver et Hay, les huit derniers danseurs sortent des coulisses pour occuper une fois pour toutes l’aire de jeu.

La partition fait alors alterner des motifs chorégraphiques distincts sur un mode aléatoire : les danseurs répètent les premières séquences (trio et exercices); ils sont portés par les plates-formes: debout (i), couchés (j), en couple (k), (l); ils marchent à deux ou à trois en se soutenant par les épaules (m), (n); ils déambulent en groupe (cinq ou moins) dans la même direction (o); ils déambulent seuls (p); ils se tiennent immobiles, debout, couchés au sol ou sur des plates-formes (q), (r), (s). En revanche, la structure de la chorégraphie se construit selon certaines consignes. Seule une plate-forme peut s’approcher d’individus déambulant à pied et former ainsi un trio. Les pilotes communiquent entre eux pour créer des trios entre trois plates-formes ou deux plates-formes et un danseur à pied (t). Le cas échéant, celui-ci guidera la formation, soit en poursuivant sa trajectoire dans la direction indiquée par l’arrivée des plates-formes, soit en effectuant un virage (u), (v), (w). Lorsqu’un danseur désire répéter la séquence des mouvements d’exercice, il se place devant l’un des rideaux de mylar et attend qu’un partenaire se joigne à lui avant de débuter (x). La performance prend fin avec la diminution graduelle des sources d’éclairage. Les danseurs s’avancent lentement vers les panneaux de mylar et saluent le public (y), (z). La durée de chacune des performances est d’approximativement 25 minutes.

[Sources documentaires...]

Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo Deborah Hay, Solo


Vincent Bonin © 2006 FDL

(1) Paragraphe rédigé d’après l’énoncé d’intention de Deborah Hay dans le programme. Voir : 9 Evenings: Theatre and Engineering, sous la direction de Pontus Hultén et Frank Königsberg. [New York], Experiments in Art and Technology: The Foundation for Contemporary Performance Arts, [1966]. p.[7].