Veuillez patienter pendant que nous traitons votre requête
Veuillez patienter...

Öyvind Fahlström

Kisses Sweeter than Wine (historique)

Peter Hirsh et Öyvind Fahlström
Öyvind Fahlström, peintre, poète et dramaturge suédois, arrive à New York en 1961. Il y fréquente notamment les artistes du Happening et de la Judson Dance Theater.

Au début des années 1960, Fahlström réalise plusieurs œuvres radiophoniques ainsi que des performances : Aïda en 1962, The Marriage, Ur Mallanöl, et Fahlströms Hörna en 1964. En excluant la seconde, jouée dans le loft d'Yvonne Rainer et de Robert Morris, ces performances ont lieu au Moderna Museet de Stockholm. Dans ces œuvres, il cherche « une forme où se retrouveraient les juxtapositions irrationnelles des sonorités et du mélodrame propres à l'opéra – de l'ordre processionnel rythmique des mystères médiévaux avec leurs "apparitions" libératrices, subites et inexpliquées – et l'actualité des revues et variétés télévisées, les pleins feux sur une personnalité et les balayages rapides, de l'idole aux figurants, à la masse suggérée. (1) »

L'intérêt pour les médias, l'actualité politique et sociale, ainsi que le modèle de l'opéra, sont des leitmotive que l'on retrouve dans Kisses Sweeter than Wine. Öyvind Fahlström ne s'intéresse pas tant aux technologies qu'à leur impact sur la société et à la manière dont elles peuvent renouveler la représentation théâtrale. Par exemple, dans ses performances précédentes, il crée des ruptures de rythme en superposant à la voix de l'acteur des paroles enregistrées, déformées, répétées. Pendant la préparation de 9 Evenings, il rédige un véritable programme politique, intitulé « Prendre soin du monde », imaginant « un théâtre de robots où les éléments s'organisent eux-mêmes par programmation. (2) »

Clarisse Bardiot © 2006 FDL

(1) Fahlström, Öyvind, « Après les happenings », 1965 in Hulten, Pontus et Springfeldt, Björn, Fahlström, Öyvind, catalogue d'exposition, Paris, Centre Pompidou, 1980, p.36.

(2) Fahlström, Öyvind, « Prendre soin du monde », 1966, ibid., p.51.