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Caitlin Jones

Tendances actuelles de l’art (de la documentation)

L’état des choses : Modèles de travail existants pour la documentation des arts médiatiques

Les projets que nous avons choisi d’examiner de près sont: le projet DOCAM de la fondation Daniel Langlois; le projet « Capturing Unstable Media » du centre V2_; les consortiums « Réseau des médias variables » et « Archiving the Avant-Garde »; le consortium « Matters in Media Art »; l’INCCA et son projet « Inside Installations », et CRUMB, voué à la préservation des arts médiatiques.

a) DOCAM (Documentation et conservation des arts médiatiques)
http://www.docam.ca/
La fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie
Montréal, Canada

Objectifs visés et approche méthodologique
DOCAM est un projet de recherche multidisciplinaire et multi-institutionnel parrainé par la fondation Daniel Langlois. Tel que mentionné dans sa déclaration d’intention, le principal objectif de DOCAM est d’« effectuer des recherches multidisciplinaires touchant aux sciences, aux techniques et aux pratiques nécessaires pour résoudre les problèmes de la préservation des œuvres et du patrimoine des arts technologiques et médiatiques, tant dans le domaine des arts visuels que dans ceux des arts de la scène (théâtre, danse et performance) et de l’architecture. » Le projet fonctionne selon divers comités voués notamment à la conservation, à la pédagogie, ou à la publication, et parmi lesquels le comité voué à la documentation a particulièrement retenu notre attention.

Dans le cadre de ses recherches, ce comité a mené un certain nombre d’études de cas et s’est occupé à dresser un répertoire de documents-clés intitulé pour l’instant « Dossier numérique d’œuvre » et qui sera divulgué ultérieurement. Ce dossier répertorie la grande variété de matériaux nécessaires à la documentation d’une œuvre, qu’il s’agisse de documents originaux produits par l’artiste en vue de la réalisation de l’œuvre (modèles, simulations, entretiens, etc.), de documents relatifs aux appareils utilisés (manuels d’utilisation, vendeurs, fournisseurs), de directives concernant le lieu d’exposition (espace physique, budget) et ses caractéristiques (type d’acoustique, couleur des murs, etc.) Plus important encore, chaque document du dossier DOCAM est relié à une source, qu’il s’agisse d’un artiste, d’un commissaire, d’un technicien ou d’un conservateur, de sorte que les chercheurs bénéficient d’une référence pour chaque document.

Notre évaluation
Le dossier numérique de DOCAM s’est avéré extrêmement utile, tant sur le plan pratique que théorique. Sur le plan théorique, parce qu’il n’impose pas de structure rigide, il offre la flexibilité nécessaire pour approcher des œuvres d’art très différentes les unes des autres. Sur le plan pratique, il donne accès à un répertoire de documents à la fois réaliste et exhaustif. On néglige souvent le fait que DOCAM insiste pour identifier la source des documents, ce qui est pourtant un élément très important du processus de documentation. En ce qui nous concerne, la plupart des documents relatifs à nos études de cas (et particulièrement The Giver of Names), ont été créés par les chercheurs (c’est-à-dire nous-mêmes), et non par les artistes, et il faut savoir que cela aura un impact dans la façon dont l’œuvre sera appréhendée dans le futur. De plus, le fait que DOCAM permette d’organiser les matériaux en fonction de chaque installation spécifique d’une œuvre reflète notre souci de documenter les multiples itérations dont une œuvre peut faire l’objet.

b) Capturing Unstable Media
http://capturing.projects.v2.nl/
V2_ Institute for the Unstable Media
Rotterdam, Pays-Bas

Objectifs visés et approche méthodologique
En 2003, le centre V2_ a fait paraître le résultat d’un vaste projet de recherche intitulé « Capturing Unstable Media. » Initié par les chercheurs Sandra Fauconnier et Rens Fromme, le projet est clairement présenté comme une structure permettant de « récolter » des détails concernant des œuvres d’art plutôt que de proposer une stratégie en matière de préservation. En exposant l’ensemble des types de documents et d’éléments concrets nécessaires à un travail de documentation, les chercheurs ont créé une structure à la fois complexe et laissant place à l’intuition qui permet de présenter, d’organiser et de diffuser la documentation d’œuvres numériques et performatives.

L’équipe du centre V2_ a créé le « Capturing Unstable Media Conceptual Model » (CMCM), un modèle efficace qui permet de présenter à la fois l’œuvre comme telle et les diverses itérations dont elle fait l’objet, de sorte qu’il est facile de repérer les changements qui se produisent au fil du temps. Cette structure de données extrêmement détaillée et interopérable peut être répartie entre diverses plateformes et institutions. Les différents types de documents sont classés selon les catégories suivantes: occurrences (documents reliés au lieu et au moment spécifiques de la présentation d’une performance ou d’une installation), composantes (documents concernant les paramètres d’une installation: appareils, réseaux, contenu, conception du système, images animées, formats sonores), interaction avec les usagers (documents relatifs aux interventions et aux réactions des spectateurs), et artistes/créateurs (documents reliés aux artistes).

Notre évaluation
Même si le projet du CMCM n’a jamais été complété, il offre néanmoins une étude approfondie des questions-clés dans le domaine de la préservation des arts médiatiques. En utilisant officiellement la notion d’occurrence, le CMCM établit une distinction nette et importante entre la documentation d’une œuvre comme telle, la spécificité de chacune des installations dont elle fait l’objet, et l’information contextuelle qui l’entoure.

Extrêmement nourri et détaillé, le modèle du CMCM pourrait s’avérer difficile à utiliser à une plus grande échelle, mais les questions qu’il soulève, les types de documents qu’il présente, et la structure qu’il propose s’avèrent d’une grande pertinence pour quiconque travaille dans ce domaine.

c) Le réseau des médias variables - Archiving the Avant Garde - Forging the Future
http://www.variablemedia.net/
http://www.bampfa.berkeley.edu/about/avantgarde/
http://newmedia.umaine.edu/feature.php?id=685

Objectifs visés et approche méthodologique
Les projets « Réseau des médias variables », « Archiving the Avant-Garde » et « Forging the Future » sont des organismes librement affiliés (sous différents noms pour des raisons de financement) qui travaillent ensemble à créer et à favoriser l’octroi de bourses et d’outils de recherche pour la sauvegarde des arts médiatiques et contemporains. Le « Réseau des médias variables » est issu des stratégies élaborées par le musée Solomon R. Guggenheim pour la protection des œuvres conceptuelles, installatives, vidéo et médiatiques qui font partie de sa collection, et il s’est vite transformé en un vaste projet multi-institutionnel. L’une des plus importantes contributions du « Réseau des médias variables » a été d’introduire la notion de « comportement » dans la façon de présenter une œuvre d’art. En demandant à un artiste de décrire son travail sous la forme d’une série de « comportements » (tels que « installé » ou « dupliqué »), plutôt que de ne s’intéresser qu’aux médiums utilisés, ce modèle offre aux conservateurs et aux commissaires d’expositions une plus grande variété d’options pour la sauvegarde de l’œuvre s’il advenait un jour que le médium utilisé ne soit plus disponible. En plus d’organiser de nombreuses expositions et conférences, le « Réseau » a aussi créé et fait la promotion d’un grand nombre de documents et structures de travail spécifiquement reliés à la documentation des arts médiatiques. Parmi ces outils, mentionnons notamment le « Questionnaire des médias variables » (VMQ) et le « Media Art Notation System » (MANS).

Le « Questionnaire des médias variables »
http://www.variablemediaquestionnaire.net/
Le VMQ est une base de données destinée à aider les artistes et les employés des musées à établir des lignes directrices pour la sauvegarde (selon les comportements types des « médias variables ») d’une œuvre d’art à partir du moment où celle-ci n’est plus viable dans sa forme courante. À l’origine, la base de données du VMQ était présentée en format FileMaker Pro, mais l’équipe du projet « Forging the Future » est en train de préparer une version en ligne qui sera bientôt disponible.

MANS
http://en.wikipedia.org/wiki/New_media_art_preservation
Fondé par Richard Rinehart, directeur des médias numériques et conservateur adjoint au Berkeley Art Museum/Pacific Film Archive, le projet MANS est l’équivalent du projet CMCM. Système de notation formelle qui établit une ligne de démarcation entre l’œuvre comme telle et la spécificité de chacune de ses itérations, MANS se présente comme une « partition » à lire lors d’une éventuelle re-création d’une œuvre. Basé sur une structure de type XML, MANS permet aussi d’obtenir des niveaux de description extrêmement détaillés et peut fonctionner à partir de diverses plate-formes et institutions, ce qui lui confère en principe un plus haut niveau d’accessibilité.

Notre évaluation
Notre implication directe dans le « Réseau des médias variables » et ses composantes nous a permis de constater que ce modèle est celui qui se rapproche le plus de notre façon d’envisager les questions de sauvegarde et de documentation des œuvres d’art. Si l’ensemble du « Réseau » nous a servi de cadre pour explorer les dites questions, les projets VMQ et MANS se sont avérés particulièrement utiles pour mener nos études de cas. Même s’il ne permet pas de saisir ou d’emmagasiner des données, le VMQ s’avère un guide extrêmement précieux pour la conduite des entretiens avec les artistes, car la série de questions qu’il propose suscite souvent des réponses très descriptives en ce qui a trait au passé d’une œuvre et aux diverses formes qu’elle prendra dans le futur. De même, le MANS de Richard Rinehart offre un cadre de réflexion utile pour l’organisation des documents récoltés. Ces deux outils sont extrêmement sophistiqués quant à leur structure — trop, selon nous, pour un projet de documentation qui soit réaliste et facile à réaliser —, mais leurs fondements théoriques sont à la fois très utiles et très instructifs.

d) Matters in Media Art (anciennement Media Matters)
http://www.tate.org.uk/research/tateresearch/majorprojects/mediamatters/

Objectifs visés et approche méthodologique
Le consortium Media Matters regroupe trois importants musées et l’organisme New Art Trust. Les commissaires, conservateurs, directeurs des registres et des techniques du Museum of Modern Art à New York, du Museum of Modern Art à San Francisco, et du Tate Modern à Londres se sont en effet regroupés pour établir de meilleures lignes directrices concernant l’acquisition, le prêt et l’entretien des œuvres d’art basées sur la durée. Soucieux que d’autres institutions « puissent non seulement bénéficier de ces informations mais également contribuer à développer des méthodes plus raffinées pour l’entretien de ces œuvres », l’équipe a rendu publics tous les documents produits dans le cadre de ce projet d’envergure (mais pas encore participatif). Divisé en deux sections: Acquisitions et Prêts, le site présente des diagrammes, des grilles de travail et une grande variété de documents téléchargeables tels que des rapports sur l’état des œuvres et des protocoles d’entente pour le prêt ou l’acquisition des œuvres.

Même si le projet s’adresse principalement aux professionnels des musées et des galeries d’art, plusieurs de ces modèles offrent des informations fort utiles pour quiconque travaille à la documentation d’une œuvre d’art, particulièrement le modèle « Installation Documentation Guidelines », qui fournit une liste détaillée des éléments permettant d’assurer l’installation adéquate des œuvres basées sur la durée. Ces éléments comprennent (mais ne se limitent pas à) : une description générale, des précisions sur le format de l’œuvre, la liste des équipements requis, la liste des paramètres concernant le lieu d’exposition (entrée, sortie, circulation des visiteurs, dimension des écrans, détails acoustiques), la liste du matériel de remplacement (lampes, etc.), la déclaration d’intention de l’artiste, et diverses remarques d’ordre plus général.

Notre évaluation
Même si le groupe s’adresse principalement à d’autres musées et institutions chargés de la préservation des arts médiatiques, les modèles et outils qu’il propose peuvent être utilisés sur une base plus universelle. Comme le « Dossier numérique d’œuvre » de DOCAM, le document « Installation Documentation Guidelines » fournit une liste fort utile des éléments à considérer pour la documentation des œuvres d’une collection. Sur le plan de l’accessibilité, « Matters in Media Art » s’avère une excellente ressource avec sa page web facile à utiliser et qui contient des informations claires et pratiques pour la réinstallation d’une œuvre d’art.

e) INCCA (International Network for the Conservation of Contemporary Art)
http://www.incca.org/
Amsterdam, Pays-Bas

Objectifs visés et approche méthodologique
L’INCCA est un réseau de conservateurs professionnels dont le mandat premier est de partager et de diffuser son savoir parmi divers organismes qui, à l’échelle internationale, s’occupent de la préservation des œuvres d’art. Fondé en 1999, le réseau n’a cessé de se développer en produisant des documents de travail et en subventionnant des publications et des conférences dans le domaine de la préservation de l’art contemporain.

L’INCCA nous a été particulièrement utile par le biais du projet « Inside Installations : Preservation and Presentation of Installation Art » [http://www.inside-installations.org/]. Ce projet implique plus de 25 institutions européennes qui ont mené de nombreuses études de cas portant sur des œuvres installatives; jusqu’à présent, 33 de ces études ont été rendues publiques sur le site web de l’organisme. En plus de ces analyses de cas individuelles, la section « recherche » du site web donne accès à un certain nombre de conseils pratiques pour la documentation de certains aspects spécifiques d’une œuvre d’art. Par exemple, on peut trouver des textes à propos de l’éclairage et du niveau sonore appropriés, de même qu’un guide très pratique sur la façon de créer des images animées efficaces pour la documentation des installations. Mentionnons également le document intitulé « Document Structure », publié conjointement par le Tate et le S.M.A.K à Gand, Belgique, qui fournit une liste réaliste et flexible des divers types de documents nécessaires pour un travail de documentation mené en milieu institutionnel.

Notre évaluation
Ayant été impliqués dans l’INCCA depuis des années, nous avons appris beaucoup au contact de ses membres. Grâce aux études de cas du projet « Inside Installations » nous avons pu constater que celles-ci pouvaient prendre différentes formes. Et nous les avons examinées en nous intéressant aux similarités et aux différences qui pourraient nourrir notre démarche, tant sur le plan de la structure que du contenu. Par exemple, l’étude de cas menée par le Tate sur l’œuvre de Bruce Nauman MAPPING THE STUDIO II with color shift, flip, flop, & flip/flop (Fat Chance John Cage) nous a inspirés quant à la possibilité de présenter au public une étude de cas complète dans une forme accessible. Ceci étant dit, elle n’a pas été présentée de manière très flexible ni facilement diffusable, puisque l’œuvre se transforme au fil du temps.

Tel que nous l’avons mentionné précédemment, la section « recherche » de ce site, malgré quelques petites lacunes techniques, offre des directives fort utiles et pratiques.

f) CRUMB (Curatorial Resource for Upstart Media Bliss)
http://www.crumbweb.org/
University of Sunderland
Sunderland, Grande-Bretagne

Objectifs visés et approche méthodologique
CRUMB est une ressource académique spécifiquement vouée aux questions relatives à la conservation des arts médiatiques. Issu de l’université de Sunderland et dirigé par Beryl Grahame et Sarah Cook, le groupe de discussion de CRUMB s’intéresse aux défis liés au fait d’exposer et de préserver des œuvres médiatiques. Entre autres questions d’ordre plus général, on a souvent fait remarquer que la documentation des œuvres fait désormais partie intégrante de la pratique de conservation.

Même si CRUMB ne propose pas de modèles ni de paradigmes pour la documentation des œuvres, j’ai choisi d’inclure ici cette ressource, car elle possède des atouts théoriques que l’on ne retrouve pas dans les autres modèles. Entre autres éléments théoriques soulevés dans le groupe de discussion de CRUMB, mentionnons la question de la représentation (distinction entre l’œuvre et les documents qui y sont reliés), les différences subtiles qui existent entre les documents que l’on crée et ceux que l’on trouve, et les rôles distincts de l’artiste et du conservateur dans le processus de documentation. Certaines considérations pratiques ont également été mises de l’avant, notamment le mode de financement du travail de documentation, la question de savoir à qui en revient la responsabilité, et comment rendre ce travail accessible une fois qu’il a été complété.

Forces-clés
En 2008, je suis allée à Sunderland pour rencontrer l’équipe de CRUMB et donner un atelier intitulé « La documentation des arts médiatiques », une conférence suivie d’une discussion avec un groupe de conservateurs, d’artistes et de professionnels des arts. Au cours de la discussion, on a beaucoup parlé du sens que revêt le fait de choisir de documenter telle ou telle œuvre d’art, mais aussi de nos préoccupations concrètes en matière de financement, de collaboration avec les artistes, et d’accès aux matériaux.

L’un des éléments les plus édifiants qui aient émergé de cet atelier et des initiatives qui en ont découlé fut l’idée de recourir à des sites web tels que Flickr et YouTube afin d’utiliser des photographies et des images animées appartenant au domaine public. Même si ces sites présentent des difficultés en termes de longévité, de formats de fichiers propriétaires, de droits d’auteur et de présentation adéquate, ils constituent néanmoins d’excellentes ressources qui ne devraient pas être négligées. Puisque nous sommes aujourd’hui de plus en plus souvent amenés à documenter nos propres expériences, ces médiums constituent une source d’information de plus en plus importante.

g) Autres modèles et institutions

Comme nous l’avons déjà mentionné, il y a bien d’autres institutions et organisations à travers le monde qui s’intéressent de diverses manières à la conservation des œuvres médiatiques, et compte tenu de l’objectif de notre projet, il nous a été impossible de les couvrir toutes. Mais mentionnons tout de même les institutions et programmes suivants, qui nous paraissent dignes d’être examinés de plus près :

Le projet InterPares
http://www.interpares.org/
School of Library, Archival and Information Studies
University of British Columbia, Vancouver, Canada

Ce projet de recherche à l’échelle internationale vise à « développer les connaissances nécessaires pour la protection à long terme des enregistrements sonores créés ou conservés en format numérique et à fournir une base de normes, politiques, stratégies et plans d’action permettant d’assurer la longévité de tels documents et d’en assurer l’authenticité pour les usagers. » InterPares2 (la deuxième phase du projet) s’occupe plus spécifiquement de la documentation relative aux enregistrements sonores. Le Projet Mustica [http://mustica.ircam.fr/], est l’une des entités les plus vivantes de cette entreprise. Mustica s’intéresse spécifiquement à la documentation de performances musicales, et comme pour le CMCM et le MANS, sa structure permet de faire la distinction entre une œuvre musicale comme telle et les différentes interprétations dont elle fait l’objet. Ce projet extrêmement pertinent et raffiné est présentement en train de prendre de l’expansion.

Ludwig Boltzmann Institute Media.Art.Research
http://media.lbg.ac.at/
Linz, Autriche

Le Ludwig Boltzmann Institute Media.Art.Research a pour objectif de mener des recherches innovatrices en histoire des arts médiatiques et de créer de nouvelles stratégies pour la documentation, la description et la préservation des arts médiatiques. Ayant pour partenaires des organismes tels que Ars Electronica et le musée Lentos à Linz, le LBI et son réseau de chercheurs universitaires ont produit d’excellentes études jusqu’à présent et risquent fort de s’impliquer encore davantage dans la création de nouvelles théories et d’outils pour la documentation des arts médiatiques.

Netherlands Media Art Institute: Montevideo Time Based Arts
http://www.nimk.nl/
Amsterdam, Pays-Bas

Au cours de sa longue existence, le centre Montevideo a participé à de nombreuses initiatives visant à sauvegarder et à documenter les œuvres vidéo et les installations. Le centre Montevideo est l’un des membres fondateurs de l’INCCA, il a été l’un des participants les plus actifs du projet « Inside Installations », et il s’est avéré un partenaire-clé dans un grand nombre d’initiatives de conservation et de documentation en Europe (notamment le projet OASIS [http://www.oasis-archive.eu/] et le futur projet Inside Movement Knowledge, qui s’intéresse à la documentation de la danse contemporaine). Chef de file dans le domaine de la préservation des arts contemporains, le centre Montevideo dispose d’innombrables informations dans ce domaine et ses contributions, bien que s’insérant dans des projets plus vastes, s’avèrent toujours précieuses.

Electronic Arts Intermix : EAI Resource Guide
http://resourceguide.eai.org/
New York, États-Unis

En 2007, le EAI a créé un guide de ressources visant à aider les musées, les galeries et les artistes à aborder les questions complexes qui se posent lorsqu’on s’occupe de collectionner, exposer et préserver les arts médiatiques. Ce site très utile et instructif permet d’accéder aux nombreux travaux effectués dans ce domaine: glossaires détaillés, budgets, guides de formats, études de cas et articles portant sur la vidéo mono-bande, l’installation vidéo et les œuvres créées par ordinateur.

Caitlin Jones © 2008 FDL