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Collection de musique Highlife du Ghana

À propos du musée

Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC)
Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC) Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC) Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC)
Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC)

Le Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana (GRMRC) [Musée des disques phonographiques et centre de recherche du Ghana] fut officiellement fondé à Cape Coast par M. Kwame Sarpong en 1994, au sein du Regional Centre for National Culture [Centre régional de la culture nationale].

Les oncles et un frère ainé de M. Sarpong, originaires de Mampong au cœur de la région Ashanti, mais domicilié à Tamale dans les années 1940, étaient d’avides collectionneurs de musique traditionnelle et de musique highlife du Ghana. Lorsque les oncles disparurent, leurs collections de disques restèrent dans la famille. M. Sarpong lui-même commença sa collection au début des années 1960. Il eut toujours le désir de faire entendre aux autres ces collections de disques et, en 1994, il inaugura le musée. Le GRMRC abrite une collection unique de plusieurs milliers de disques 78 tours en gomme-laque (Shellac), de vinyles 45 tours et quelques bobines qui furent tous collectés au Ghana (anciennement connu sous le nom de Gold Coast, ou Côte-de-l’Or, jusqu’en 1957).

La musique populaire ghanéenne constitue la majorité des acquisitions du musée et comporte des artefacts provenant d’autres pays africains, des Amériques, des Caraïbes, d’Europe et d’Asie. Le cœur de la collection de musique highlife ghanéenne qui compte environ 18 000 disques Shellac et 2500 disques vinyles, représente les œuvres de plus de 700 artistes ghanéens, à commencer par l’œuvre fondatrice Yaa Amponsah, enregistrée en 1928 par Jacob Sam.

En 2002, le musée est transformé en une ONG (organisation non gouvernementale) qui abrite ces collections d’enregistrements sonores, ainsi que quelques instruments de musique. L’organisation comprend un comité consultatif où siègent six membres, y compris la professeure Carmelle Bégin, conservatrice au Musée canadien des civilisations (aujourd'hui Musée canadien de l’histoire), situé à Gatineau au Québec (Canada). Le GRMRC est l’unique institution de ce genre en Afrique tropicale. Les pièces africaines les plus anciennes datent du tournant du siècle, au début des années 1900. Plusieurs types de gramophones qui comprennent des modèles fabriqués localement y sont également exposés. Le musée s’est engagé dans la création d'une collection complète de tous les différents instruments de musique de l’ensemble des groupes ethniques du Ghana.

En 1997, lors des commémorations du 40e anniversaire de l’indépendance, le musée sortit un disque compact et une cassette audio de ces collections, sur lesquels étaient enregistrés des discours du premier président du Ghana, Kwame Nkrumah, ainsi que de la musique highlife ghanéenne des années 1960.

Parmi les plus anciens enregistrements sur les disques Shellac du musée, figurent des chœurs avec voix, orgue et castagnettes. On trouve aussi des enregistrements d’artistes réputés, tels que Ben Simmons, George Williams Aingo, J.S.H. Ahumah, John Kwesi Biney et Daniel H. Acquaah, parus sous le label Zonophone. La collection comprend également des disques de Ben Simmons and his Native Chorus enregistrés sous le label Broadcast au début des années 1900, dont le récit historique « Kromantse and Abandze » qui raconte le conflit opposant deux proches villes côtières situées dans la région du Centre. On y trouve également un enregistrement bien connu d’Harry Quashie, intitulé « Hyia Mangoase and Hwe Akropong » (Zonophone EZ25), qui raconte l’histoire des villes de la région orientale (Mangoase, Akropong, ainsi que d’autres villages avoisinants), ainsi que quelques rares enregistrements de musique ghanéenne traditionnelle, historique et folk qui mettent en exergue des événements comme l’épidémie de grippe qui sévit dans la Côte-de-l’Or, des événements sociaux, ainsi que des personnalités célèbres.

Un exemple typique d’enregistrement historique est « Kumasi Ohene » de Ben Simmons. Il raconte les suppliques des leaders d’opinion locaux de la Côte-de-l’Or aux colons britanniques visant à obtenir la libération du roi Asantehene Prempeh I retenu en captivité dans le fort d'Elmina en 1900, peu avant sa déportation en Sierra Leone, puis aux Seychelles. Un autre enregistrement historique présent au musée, « Elmina Blues », est un récit musical effectué par le Gold Coast Police Band qui raconte le meurtre rituel d’une petite fille de 8 ans du nom de Ama Kakraba qui eut lieu en 1945 à Elmina (HMV’s JZ Series No. JZ286, enregistré en 1946).

Kwame Sarpong © 2006 rev. 2014 FDL

Pour en savoir plus sur le musée :

Gramophone Records Museum and Research Centre of Ghana
P.O. Box 35, University of Cape Coast
Cape Coast, Ghana
Tél. : (233) 26-916-2462
Dr. Carmelle Bégin : carmelle.begin @ gmail . com

À propos du soutien de la fondation Daniel Langlois

Ce projet soutenu par la fondation Daniel Langlois a consisté pour le GRMRC à sélectionner et traiter une partie de la collection de disques 78 tours des années 1930 à 1960 du musée, ainsi que divers documents afférents, afin de faciliter la consultation d’archives difficilement accessibles autrement dans le contexte du Ghana et de l’Afrique occidentale. (1)

En obtenant la collaboration de la Bibliothèque nationale du Canada à ce projet, la fondation Daniel Langlois s'assurait également du soutien technique et des conseils du conservateur audio de la BNC pour l'acquisition de l'équipement nécessaire à la numérisation. La fondation a ensuite coordonné le voyage au Ghana du conservateur afin qu'il familiarise le personnel du Gramophone Records Museum avec l'équipement et l'utilisation des logiciels nécessaires aux différentes étapes de la numérisation des disques, des étiquettes et des pochettes. (2)

Afin de diffuser le fruit de ce travail de conservation et de documentation, M. Sarpong et la fondation, avec l'aide de la Ghana Music Rights Organization, ont retrouvé les ayant-droits de 10 musiciens ghanéens, dont Jacob Sam, Kakaiku et E.K. Nyame, afin de mettre en ligne sur le site Web de la fondation une sélection de musique highlife.

Madame Carmelle Bégin, ethnomusicologue travaillant au Musée canadien des civilisations (aujourd'hui Musée canadien de l’histoire), nous a assisté dans toutes les phases de ce projet depuis 2004, et a rédigé le texte d'introduction sur la musique highlife.

C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès, à l’âge de 72 ans, de M. Kwame Sarpong, le 15 juillet 2015 à Cape Coast, Ghana.

© 2015 FDL

(1) La musique highlife du Ghana : Préserver le patrimoine culturel mondial. — Dons remarquables, Fondations philanthropiques Canada (Novembre 2003). http://www.fondation-langlois.org/pdf/f/ggs-langlois-fr.pdf

(2) Clayton, Trevor . — « La restauration du Highlife au Ghana ». — Bulletin Bibliothèque et Archives Canada. — Vol. 35, no. 4 (Juillet/Août 2003). http://www.fondation-langlois.org/pdf/e/trevor_clayton_restoring_ghanas_highlife.pdf

Table des matières :