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Alain-Martin Richard

L'atopie textuelle est une cause qui se perd

Alain-Martin Richard, L'atopie textuelle est une cause qui se perd (2001)
Le dernier projet de Alain-Martin Richard, en collaboration étroite avec Martin Mainguy, s'intitule L'Atopie textuelle est une cause qui se perd. Ce jeu poétique comprend les pièces d'un objet sculptural dont on suit la trace sur le Web. Un texte immense, gravé dans l'acier, est découpé en pièces détachées qui sont mises en circulation autour du globe. Au dos de chaque pièce, une adresse URL incite les participants à contribuer au site Web et à suivre les différents trajets de chacune des pièces. On encourage également les participants à proposer des images, des sons et des textes au site, qui est une œuvre poétique en soi. Le but du projet est de rassembler les pièces de la sculpture.

« L'Atopie textuelle est une cause qui se perd est un projet artistique qui se déploie sur deux plans de réalité. Tout le projet gravite autour de l'existence et du désir de le concrétiser collectivement dans un lieu donné. Ce projet repose sur deux plans de réalité dont un des pôles est fixe et monumental, l'autre mobile et intime. » (1)

Le site Web est un élément crucial du projet puisque l'on peut y suivre la trace et le récit du déplacement géographique des pièces. Les trajets des pièces sont tracés visuellement et cette « poésie visuelle »(2) transformée en « poèmes sonores ». Par l'entremise du site Web, le voyage sonore des fragments de la sculpture est audible grâce au son composé par Jocelyn Robert et David Michaud d'Avatar. Un programme informatique, sorte de base de données, produit des images du voyage de chaque pièce.

Angela Plohman © 2004 FDL

(1) Projet soumis à la fondation Daniel Langlois (31 janvier 2000), p. 3.

(2) Op. cit. 12-13.