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Yvonne Rainer

Carriage Discreteness (performance)

Yvonne Rainer, Carriage Discreteness (video)
Yvonne Rainer, Carriage Discreteness (video)
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Performance présentée dans le cadre de 9 Evenings: Theatre and Engineering, The 69th Regiment Armory, New York, N.Y., États-Unis, 15-21 octobre 1966.

Conception technologique : Per Biorn

Direction des interprètes par walkie-talkie :
Yvonne Rainer (premier soir);
Robert Morris (deuxième soir)

Interprètes :
Carl Andre; Becky Arnold; Rosemarie Castoro; William Davis; Letty Lou Eisenhauer; June Ekman; Ed Iverson; Kathy Iverson; Julie Judd; Michael Kirby; Alfred Kurchin; Benjamin Lloyd; Meredith Monk; Steve Paxton; Carol Summers

Directeur de plateau : Rudy Perez

Conception des éclairages : Jennifer Tipton, Beverly Emmons (assistante)

Diapositives : Hollis Frampton

Objets : Carl André

Dans Carriage Discreteness, Yvonne Rainer dirige des danseurs et des non-danseurs afin qu’ils exécutent des tâches génériques (marcher, transporter des accessoires de scène d’un point à l’autre). Simultanément, des composants technologiques pilotent divers éléments (projecteurs, objets, lumières) dont la commune mesure réside dans leur capacité à produire du mouvement. Tandis que cette séquence suit un programme, l’improvisation chorégraphique dérive de décisions prises sur-le-champ par Rainer. Dans les deux cas, des événements s’enchaînent sur le mode linéaire : les composants technologiques déclenchent des mécanismes par étapes et les danseurs ne complètent qu’une tâche à la fois. Seuls les chevauchements entre ces séquences distinctes sont possibles (1).

Tout au long de la performance, Yvonne Rainer est placée au balcon de l’Armory et énonce ses directives par walkie-talkie (Robert Morris joue ce rôle le 21 octobre). Les danseurs quant à eux sont munis d’un récepteur sur bracelet ou porté à l’épaule (a), (b).

Au début de la performance, le sol de l’Armory est réparti en 20 aires (marquées à la craie) sur lesquelles sont placés divers objets (panneaux de contreplaqués, feuilles de métal, tuyaux), ainsi que des parallélépipèdes conçus par le sculpteur Carl André (c). Seuls ou en couple, les danseurs transportent d’une aire à l’autre l’objet que désigne la chorégraphe (d), (e), (f), (g), (h), (i), (j), (k), (l), (m). Ceux qui ne sont pas sollicités restent immobiles et attendent de recevoir une consigne (n), (o), (p).

Au début de la performance, tous les objets sont regroupés selon des caractéristiques qu’ils partagent : leurs dimensions, leurs matériaux et quelquefois leur fonction (q). Rainer s’est également assurée que le poids des gros objets serait inférieur à celui des petits. Au fil du déplacement de ces éléments par les danseurs, la taxonomie initiale cède peu à peu le pas au désordre (2).

Suivant en parallèle cette première série chorégraphique, la deuxième série d’événements respecte un programme conçu pour déclencher à la chaîne (en 67 étapes) le mécanisme de divers appareils mécaniques (3).

Des diapositives sont projetées à plusieurs reprises sur deux écrans installés au fond du plateau. Les carrousels contiennent 10 images, entre autres, une série d’affiches de chorégraphies créées par Rainer avec le Judson Group Theater depuis le milieu des années 1960. Des projecteurs 16 mm s’allument également à intervalles et diffusent des extraits de films dont les titres précis ne sont pas identifiés dans la séquence. Le premier extrait montre le comédien W.C. Field jonglant avec des boîtes de cigares (r), (s). Le deuxième extrait présente le visage de l'acteur Jimmy Cagney en gros plan (t). Parmi les événements programmés figure surtout l’animation d’objets : boule transparente et solénoïde défilant sur des câbles accrochés d’un bout à l’autre du plateau, chute au sol (depuis une cage placée à 50 pieds du sol) de 100 bâtons en styromousse, affaissement et décomposition de l’écran ou sont initialement projetés les films et les diapositives (u), (v), (w), (x). De plus, les directives d’éclairage s'inscrivent dans cette série. La plupart du temps, le plateau est uniformément illuminé, mais ponctuellement, l’un des danseurs souffle dans un cor de chasse pour signaler au régisseur de faire passer les lumières de la salle au plateau. Un projecteur puissant loué à Broadway s’allume brièvement et éclaire le plafond. Les deux séries d’événements (mouvement des danseurs et des objets) s’entrecroisent lorsque Steve Paxton se jette du balcon de l’Armory, sur une balançoire, à cinquante pieds du sol (y), (z). La performance prend alors fin. Les deux représentations durent approximativement 45 minutes chacune (4). En complément de cette notice, le tableau ci-joint place côte à côte la deuxième séquence et la transcription d’un enregistrement audio des consignes énoncées par Robert Morris le 21 octobre (première séquence) (5).

[Sources documentaires...]

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Vincent Bonin © 2006 FDL

(1) Paragraphe rédigé d’après l’énoncé d’Yvonne Rainer sur sa performance dans le programme: 9 Evenings: Theatre and Engineering, sous la direction de Pontus Hultén et Frank Königsberg, [New York], Experiments in Art and Technology; The Foundation for Contemporary Performance Arts, [1966].

(2) Entretien entre Yvonne Rainer et Clarisse Bardiot, N.Y., août 2005.

(3) La première version de ce programme (comprenant alors 68 étapes) est d'abord décrite par Rainer dans un document intégré au manuscrit du livre non publié d'Harriet DeLong sur 9 Evenings. Voir : Manuscript, 1966 (1972-1973) : I Artists: G. Yvonne Rainer, "Carriage Discreteness" / Harriet DeLong; Simone Forti-Whitman; Billy Klüver; Julie Martin. Experiments in Art and Technology. Records, 1966-1993, Getty Research Institute, Research Library, Accession no. 940003. Box 1, file 10. Sa version définitive se trouve dans une anthologie de textes écrits par Rainer, publiée en 1974. Voir : Yvonne Rainer/ Work 1961-73, Halifax, Press of Nova Scotia College of Art and Design, 1974. p.304.

(4) Durée extrapolée à partir de celle des captations audio enregistrées sur bandes magnétiques (33 minutes) conservées à la Sohm Archiv (Stuttgart, Allemagne).

(5) Tableau comparatif des deux séquences : http://www.fondation-langlois.org/pdf/f/carriage_discreteness_fr.pdf