Veuillez patienter pendant que nous traitons votre requête
Veuillez patienter...

Robert Rauschenberg

Open Score (performance)

Robert Rauschenberg, Open Score (video)
Robert Rauschenberg, Open Score (video)
Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score
Performance (a) présentée dans le cadre de 9 Evenings: Theatre and Engineering, The 69th Regiment Armory, New York, N.Y., États-Unis, 14-23 octobre 1966.

Conception technologique : Jim McGee

Conception et réalisation des raquettes : Bill Kaminski

Interprètes :
Mimi Kanarek, Frank Stella (joueurs de tennis), Simone Forti, Christopher Rauschenberg, Robert Rauschenberg, Christine Williams, groupe de 500 personnes sollicitées pour les deux performances

Direction des interprètes :
Elaine Sturtevant, Susan Hartnett, Clark Poling

Soutien technique pour le système de diffusion vidéo en circuit fermé : Bill Hartig

Mixage du son : Steve Paxton

Opérateurs des caméras : Robert Breer, Les Levine

Projectionniste : John Giorno

Conception des éclairages : Jennifer Tipton, Beverly Emmons (assistante)

Portiers : Alex Hay, Deborah Hay

Dans Open Score, Robert Rauschenberg fait dériver le contenu de sa performance des caractéristiques du lieu où elle est présentée. La joute de tennis évoque à la fois un ready-made (en temps normal, l’Armory est un terrain pour pratiquer ce sport) et une danse improvisée selon certaines règles. Cependant, l’éclairage qui diminue à chaque impact des balles sur les raquettes confère aux gestes une fonction liée à un système technologique complexe. Lors d’un deuxième moment dans l’obscurité complète, une foule sur scène, filmée grâce à des caméras infrarouges, semble dédoubler la masse de spectateurs dans les gradins. Paradoxalement, la reconnaissance de cette foule, si proche soit-elle, dépend alors des images relayées par les écrans (1).

Premier moment : Deux joueurs de tennis (Mimi Kanarek et Frank Stella) prennent place sur le terrain aménagé au centre de la scène. Des microphones sans fil placés sur les raquettes captent la résonance produite lors de l’impact des balles (b), (c). Ces données sont transmises par ondes courtes (FM) à deux récepteurs-transistors, et ensuite vers les haut-parleurs. En parallèle, cette résonance déclenche un mécanisme automatisé se découpant sur 36 étapes, qui diminue graduellement le niveau d’intensité lumineuse des 36 projecteurs au plafond de l’Armory. La scène et la salle sont peu à peu plongées dans l’obscurité. Lors de la performance du 14 octobre, le mécanisme est défectueux. Pour simuler cet effet de synchronicité, l’ingénieur Jim McGee doit opérer manuellement le dispositif permettant de couper l’alimentation électrique des projecteurs. La joute s’achève lorsque s’éteignent toutes les sources d’éclairage (d), (e), (f), (g), (h), (i), (j). Pendant ce premier moment, l’impact des balles est enregistré sur bande magnétique par six magnétophones. La diffusion de cet enregistrement dans le noir facilite la transition vers le second moment.

Second moment : Près de 500 personnes se massent alors sur le plateau et sont filmées par des caméras infrarouges placées au balcon. Chaque participant doit se mouvoir en respectant 10 directives déterminées par Rauschenberg. Ils passent ainsi d’une action à l’autre, en fonction d’indications mémorisées dont la séquence est indiquée grâce au va-et-vient de panneaux numérotés et des flashs lumineux. Les directives s’énoncent comme suit : « 1. touchez quelqu’un qui ne vous touche pas; 2. touchez deux parties chatouilleuses de votre corps sans rire; 3. faites l’accolade à votre voisin, puis passez à quelqu’un d’autre jusqu’à la prochaine directive (exécuter cette directive avec sérieux); 4. dessinez un rectangle dans l’air le plus haut possible; 5. essuyez-vous le nez avec un mouchoir (sans vous moucher); 6. Femmes : brossez-vous les cheveux, rapprochez-vous les unes des autres, puis éloignez-vous, Hommes : retirez vos manteaux, enfilez-les immédiatement, chantez une chanson que vous entendez autour de vous ou entonnez vous-même un air. » (2) L’image de cette foule apparaît sur trois écrans suspendus devant les spectateurs (k), (l), (m), (n), (o), (p), (q), (r), (s), (t), (u), (v), (x).

Lors de la performance du 14 octobre, Rauschenberg diffuse une trame sonore préenregistrée où des individus s’identifient l’un à la suite de l’autre par leur nom. Cet enregistrement n’est pas utilisé durant la performance du 23 octobre. En revanche, un autre moment s’y ajoute : Rauschenberg traverse le plateau portant le corps emmailloté de Simone Forti (y), (z). Tout au long de ce parcours, il la dépose ponctuellement au sol tandis qu’elle entonne une complainte en italien. La durée de chacune des performances n’est pas mentionnée dans les documents consultés pour rédiger cette notice.

[Sources documentaires...]

Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score Robert Rauschenberg, Open Score


Vincent Bonin © 2006 FDL

(1) Paragraphe rédigé d’après l’énoncé d’intention de Robert Rauschenberg dans le programme. Voir : 9 Evenings: Theatre and Engineering, sous la direction de Pontus Hultén et Frank Königsberg, [New York], Experiments in Art and Technology; The Foundation for Contemporary Performance Arts, [1966]. p.[10].

(2) Manuscript, 1966 (1972-1973): I Artists: H. Robert Rauschenberg, “Open Score” / Harriet DeLong; Simone Forti Whitman; Billy Klüver; Julie Martin. Experiments in Art and Technology. Records, 1966-1993, Research Library, The Getty Research Institute, Los Angeles, California (940003), Box 1, file 8.