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Mona Jimenez

Projet de base de données sur les instruments d'artistes

Camera vidéo 1/2 (Portapak)
Steve Rutt et Bill Etra, concepteurs du Rutt-Etra, ont créé leur dispositif à New York au début des années 1970. L’interférence électronique de la machine avec l’affichage sur l’écran de télévision permet à l’utilisateur de modifier des parties de l’image – par étirement, contraction, égalisation, rotation, etc. — et de les déplacer séparément dans le champ d’écran. Ces effets, que nous tenons maintenant pour acquis, ne faisaient pas partie de la production télévisuelle de cette époque. Le Rutt-Etra a brièvement été commercialisé comme dispositif de production, mais à ce jour, pour Etra et les autres, il sert aussi d’outil de performance en temps réel. Pour plus d’information sur le Sandin IP et le Rutt-Etra, veuillez consulter le Video History Project (1), et les fiches instruments sur le site Web de la fondation (voir la rubrique « textes liés »). De plus, le site de Steina et Woody Vasulka (2) et le site AudioVisualizer (3) contiennent des documents primaires et secondaires concernant ces outils.

Outre la création de fiches pour le Sandin IP et le Rutt-Etra, j’ai aussi développé des données d’essai pour deux dispositifs à grande diffusion – le Sony AV3400 Porta Pak et l’ordinateur Amiga 2000 – dont j’avais une connaissance de base. Très courant dans les années 1970, le Porta Pak est un des premiers systèmes vidéo portatifs à la disposition des artistes et des producteurs indépendants. Il utilisait un format de bobines de 1/2 pouce. Les ordinateurs Amiga, très populaires dans les années 1980, servaient au traitement graphique, au traitement d’images, à l’animation, au titrage, à la création multimédia et aux effets vidéo.

Ma recherche pour la base de données sur les instruments d’artistes était de quatre ordres : examiner la documentation primaire et secondaire sur les dispositifs, leurs créateurs et autres personnes importantes; faire des entrevues vidéo et audio; faire de la recherche sur les normes et les pratiques pour la description; et étudier les structures de bases de données.

Je me suis familiarisée avec le IP et le Rutt-Etra grâce au fonds Steina et Woody Vasulka du CR+D et du site Web du Video History Project. Les Vasulka avaient rassemblé beaucoup de matériel, maintenant archivé au CR+D, en vue du projet Pioneers of Electronic Art. J’ai fait des entrevues avec Dan Sandin et l’artiste Bob Snyder, qui a aussi construit une version du IP. J’ai enregistré sur vidéo les artistes Benton Bainbridge et Hank Rudolph en train d’illustrer l’utilisation du Rutt-Etra et du IP respectivement, ce qui m’a donné des détails techniques sur les dispositifs. Je me suis refamiliarisée avec le Porta Pak et l’Amiga 2000. Ces aspects de ma recherche m’ont aidée à déterminer l’information que la base de données devait ou pouvait contenir.

Ne voulant pas « réinventer la roue », j’ai cherché des exemples de modèle décrivant les machines en général. Si plusieurs conversations m’ont été très utiles, en particulier avec des gens de la Cinémathèque québécoise et du Musée des sciences et de la technologie du Canada, je n’ai trouvé aucun modèle qui semblait suffisamment complet. Sherry Miller Hocking du Experimental Television Center avait développé une base de données très utile renfermant certains des mêmes outils, qui m’a beaucoup aidée. J’ai aussi consulté des normes de bibliothèque, d’archives et de musée, spécialement les Règles de catalogage anglo-américaines, deuxième édition (RCAA2), les Règles pour la description des documents d’archives (RDDA) (4), et les catégories d’information des International Guidelines for Museum Object Information (SIDOC) (5). Bien que le modèle ne se conforme pas strictement à ces normes, les spécialistes de ces professions reconnaîtront sans doute de la terminologie et des noms de champ familiers.

J’ai essayé d’imaginer les champs indispensables pour permettre une saisie normalisée de données, mais assez souple pour décrire avec précision les dispositifs commerciaux et sur mesure. Par exemple, pour les dispositifs sur mesure, le champ « Inventeur/concepteur » est plus important et utile que pour l’équipement à grande diffusion. Ce champ peut être laissé en blanc pour l’équipement à grande diffusion. Le champ « Fabricant ou constructeur » est un autre exemple. Mais puisque ni le Sandin IP ni le Rutt-Etra n'avaient été conçus pour la diffusion de masse, le terme fabricant ne s’appliquait pas. J’ai constaté que les noms de champ devaient être inclusifs, c.-à-d. un champ pour fabricant (d’éléments à grande diffusion) ou constructeur (d’éléments faits sur mesure).

D’autres décisions prises durant le processus de développement concernaient la structure de la base de données : l’étendue des relations entre les données et la décision de créer une structure « tout et partie ».

© 2005 FDL

(1) Video History Project : http://www.experimentaltvcenter.org/history/search/search.php3

(2) Steina et Woody Vasulka : http://www.vasulka.org/

(3) AudioVisualizer : http://www.audiovisualizers.com/toolshak/vsynths.htm

(4) Règles pour la description des documents d'archives : http://www.cdncouncilarchives.ca/f-archdesrules.html

(5) International Guidelines for Museum Object Information : http://www.cidoc-crm.org/docs/guide.htm